13 mai 2008

Benoît XVI: Retour sur "Humanae Vitae"

CITE DU VATICAN, 10 MAI 2008 (VIS). Ce midi, le Pape a reçu le congrès international organisé par l'Université pontificale du Latran à l'occasion du quarantième anniversaire de l'Encyclique Humanae Vitae (25 juillet 1968). Cet important document de Paul VI, a dit Benoît XVI, "est aussitôt devenu un sujet de contestation...alors qu'il était un geste de grand courage confirmant la doctrine et la tradition de l'Eglise". La vérité exprimée par cette encyclique, a-t-il ajouté, "est confirmée par les récentes découvertes scientifiques. Son enseignement est des plus actuels et elle suscite une réflexion sur la valeur fondamentale qu'elle contient".

  Puis le Saint-Père a rappelé que, "dans une culture soumise à la domination de l'avoir sur l'être, la vie humaine risque de perdre sa valeur même. Si l'exercice de la sexualité devient une drogue qui veut placer le désir personnel au même niveau que l'intérêt sans respecter la volonté de la personne aimée, il ne s'agit plus seulement de défendre le concept d'amour mais de défendre la dignité même de la personne. Les croyants ne pourront jamais admettre que la technologie se substitue à la qualité de l'amour et à la sacralité de la vie".

La loi naturelle, a-t-il poursuivi, "mérite d'être reconnue comme la source sur laquelle doit aussi s'inspirer le rapport entre les époux dans leur responsabilité de générer de nouveaux enfants. La transmission de la vie est inscrite dans la nature et ses lois restent la norme non écrite dont tous doivent se rappeler".

  Le Pape a ajouté que la vie naissante "est le fruit de l'amour qui sait penser et choisir en toute liberté, sans se laisser conditionner outre mesure par l'éventuel sacrifice demandé. De là, jaillit le miracle de la vie que les parents expérimentent en eux-mêmes, en comprenant quelle chose extraordinaire s'accomplit en eux et entre eux. Aucune technique mécanique ne peut substituer l'acte d'amour que deux époux s'échangent comme signe d'un mystère plus grand qui en fait les protagonistes et les coparticipants de la création". Puis il a rappelé les tristes histoires dans lesquelles sont impliqués des adolescents "dont les réactions manifestent une connaissance incorrecte du mystère de la vie et des implications risquées de leurs gestes", et a exprimé le souhait que les jeunes "puissent apprendre le vrai sentiment de l'amour et s'y préparent avec une adéquate éducation à la sexualité, sans se laisser déformer par des messages éphémères qui les empêchent de rejoindre l'essence de la vérité qui est en jeu".

  "La liberté doit être conjuguée avec la vérité et la responsabilité, avec la force de se donner à l'autre aussi par le sacrifice; sans ces composants, la communauté des hommes ne grandit pas et le risque de s'enfermer dans un cercle d'égoïsme asphyxiant reste toujours un danger".

AC/ANNIVERSAIRE HUMANAE VITAE/...                                VIS 080512 (470)  

27 avril 2008

INTERVIEW DE MGR PIERRE FARINE

Pour le numéro 10 du journal N'APP-News, j'ai eu l'occasion d'avoir un entretien avec Mgr Farine, évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

Comme le site du journal tourne un peu au ralenti, en voici la version intégrale... 

 

  1. Mgr Pierre Farine: Sa personne

Qu'est-ce qu'un évêque auxiliaire?

L'évêque est le successeur des Apôtres, tout simplement! Rien que ça, mais tout ça quand même. Le collège des apôtres est sous la responsabilité de Pierre. Le successeur de Pierre, le pape est entouré du collège des évêques, successeurs des apôtres. Ce collège compte actuellement à peu près 4'000 évêques.

L'évêque auxiliaire est un évêque qui n'est pas l'ultime responsable du diocèse, il est le premier collaborateur de l'évêque diocésain. L'étendue, la complexité et les difficultés d'un diocèse détermine la nécessité de la présence d'un évêque auxiliaire ou non. Du fait de la grandeur du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, qui recouvre quatre cantons (et chacun de ces cantons est un état), je suis responsable du canton de Genève, mais le responsable ultime reste l'évêque diocésain. On a régulièrement des rencontres en conseil épiscopal, où sont traitées toutes les affaires d'une certaine importance.

Vous êtes évêque titulaire de Traù (Trogir).

Comme chaque évêque est titulaire d'un territoire, un évêque auxiliaire est aussi titulaire d'un territoire, mais d'un territoire qui n’est plus diocèse, ou qui a été annexé par un autre diocèse. Par exemple autrefois, l'abbé de St-Maurice, qui était évêque, était évêque de Bethléem qui n'est plus un diocèse mais qui l'a été il y a longtemps.

Trogir est une ville de Croatie, à côté de Split, sur l'Adriatique. C'est une ville absolument extraordinaire, charmante, belle, déclarée bien de l'UNESCO. Je n'y suis jamais allé. Il faudra que j'y aille. Je suis en contact avec le maire de Trogir et je lui promets depuis bientôt 12 ans que j'irai le trouver.

Un petit mot concernant votre devise épiscopale: "Soyez toujours dans la joie!"

Elle est tirée de la lettre aux Philippiens: "Soyez toujours dans la joie du Seigneur" (Ph 4, 4). Parce que la joie nous vient du Seigneur. Ce n'est pas la joie où je me bats le flanc en disant: "le monde il est beau" ou des trucs comme ça. La joie du Seigneur, c'est se réjouir de ce que le Seigneur nous a sauvés, c'est la joie qui est dans le Seigneur lui-même.

Lorsque je suis devenu évêque, Mgr Grab, qui était évêque du diocèse à ce moment-là, m'a dit que je pouvais choisir une devise si je le voulais mais que je n'étais pas obligé. Et puis pendant la nuit, j'ai été réveillé et j'ai pensé à cette phrase-là. Elle m'a donc été donnée. Elle m'est venue dans la tête, mais je ne savais pas où elle se trouvait dans le Nouveau Testament. J'ai donc dû aller chercher... "Soyez toujours dans la joie". Et je n'en suis pas mécontent. La vie de chrétien n'est certes pas toujours facile, mais malgré tout il y a toujours la joie d'être dans le Seigneur. C'est quelque chose qui m'a toujours accompagné durant tout mes 12 années d'épiscopat.

  1. Mgr Pierre Farine: Les chrétiens dans le monde

La situation du Christianisme en Europe est délicate. Vous, en tant qu'évêque, vous avez peut-être un regard plus large sur le Christianisme ailleurs. Pourriez-vous nous partager des signes d'espérance de l'Église dans le monde, peut-être ailleurs qu'en Suisse?

En Suisse, malgré tout, il y en a quand même. C'est vrai que le catholicisme en Europe n'a pas le vent en poupe. Je crois que l'Europe a eu des périodes de foi extrêmement forte et puissante et qu'elle a connu aussi des creux. Pour moi, l'ennemi numéro 1, si je peux ainsi m'exprimer, c'est notre société de consommation. Bien sûr, nous sommes obligés de consommer, mais je ne suis pas obligé de consommer des fraises à Noël. C'est cette mentalité consumériste des pays de bien être (des pays qui ont fait des choses fabuleuses au niveau de la science et des arts), cette mentalité matérialiste que je condamne. Jean-Paul II a même dit que l'Europe avait perdu son âme! Et là, il y a un problème.

Alors on me dit: "L'Église en Europe va mal". Et c'est vrai, l'Église va mal, mais c'est parce que la société va mal. L'Église ne fait pas le poids face à qui se passe dans le monde, elle devient un peu une pauvrette Église. L'Europe n'est quand même pas peuplée que de mauvaises gens, même s'ils ne vont pas tous les dimanches à la messe. Par exemple: j'ai un neveu qui, le jour de sa première communion, a dit à ses parents qu'il ne voulait plus en entendre parler. Il est athée, mais c'est un garçon qui a un style de vie d'une grande rectitude, bien qu'il n'ait pas de références chrétiennes. Il vit des valeurs humaines et il les vit avec une certaine rigueur, et il y a de nombreuses personnes qui sont comme ça.

Il y a donc des signes d'espérance. Un autre signe d'espérance, par exemple, ce sont ces 40'000 jeunes de Taizé qui se sont réunis à Genève en fin d'année 2007. Sur 350 millions d'Européens, 40'000 ça ne fait pas beaucoup, c'est vrai. Mais en attendant, ils sont là. Ils viennent de tous les pays et signifient un style de vie chrétien autre que la pure consommation. Ils sont donc le signe d'une espérance pour l'Europe. Ils ne sont pas les seuls: il y a les JMJ, des mouvements pour les adultes aussi, etc. Ils attestent que tout ne se termine pas dans la consommation, qu'il y a autre chose dans la vie et qu'elle a un sens. Et cela ne mourra pas!

Je dis toujours que la base de l'humanité est saine. Certes, il y aura toujours dans l'humanité des gens qui profitent, qui tuent, qui assassinent, qui font la guerre, etc. Mais la base de l'humanité est saine. Et on l'a vu à Genève et dans l'arc lémanique avec cet accueil formidable des jeunes de Taizé. Ce qui a permis à des gens de se révéler et de donner leur mesure.

Si chez nous nos communautés chrétiennes sont rabougries, elles sont là malgré tout; et il y a une vitalité et des personnes engagées. Aujourd’hui, les gens qui viennent à la messe viennent pour quelque chose (je ne dis pas qu'ils viennent tous pour adorer Dieu, pour l'Eucharistie) et on n'a jamais eu autant de monde à la messe que lors de la fête de Noël 2007. Les chrétiens sont là, bien que moins nombreux. Et ils sont le sel de la terre et il faut qu'ils continuent à l'être.

Je suis optimiste. Des gens me disent que tout est fichu, que l'Église est en morceau, que le Pape ne dit que des bêtises, etc. En tous cas, ce n'est pas mon analyse. Parce que si c'est vrai, il ne me reste plus qu’à partir! Si le bateau coule, je pars... je ne vois pas ce que je ferais dans un bateau qui coule. Mais je suis d'accord que parfois ce bateau prend un peu d'eau.

Dans d'autres parties du monde, dans certains pays du tiers monde, c'est le contraire de l'Europe: c'est un catholicisme en extension. Avec d'autres problèmes... Un prêtre de notre diocèse qui a été Fidei Donum au Brésil a vu sa paroisse passer de 8'000 à 20'000 personnes en trois ans. Ce n'est pas vraiment ce que l'on voit chez nous.

Malgré tout, je n'arrive pas à dire que dans ces pays, grâce à la pauvreté, on a plus facilement accès au mystère. Je connais une personne qui certainement a beaucoup de biens mais qui s'en fiche complètement. Pour elle, l'important c'est Dieu. Mais c'est vrai que les richesses peuvent être un écran pour Dieu. C'est ce que nous dit l'évangile avec le jeune homme riche. On dit aussi que si vous êtes malheureux vous vous tournez plus facilement vers Dieu. C'est vrai mais enfin je ne veux quand même pas souhaiter aux gens d'être malheureux pour qu'ils se tournent vers Dieu.

Dans ces pays, il y a moins de richesses, mais il y a aussi moins de richesses culturelles, moins de richesses d'enseignement. La formation de base est minime.

Y a-t-il des peuples plus religieux que d'autres? Les européens sont-ils particulièrement froids? Je ne sais pas. Dans certains pays, la religion populaire, la religiosité est très présente, plus qu'ici. Alors il y a des gens qui regardent la religion populaire un peu de haut. Il faut faire très attention: moi je n'en sais rien où commence la superstition et où finit la foi. Je ne suis pas le bon Dieu.

Nous connaissons de nombreux jeunes qui partent dans des pays défavorisés avec, par exemple, Points-Coeur ou d'autres pour annoncer le Christ. Ce sont aussi des signes d'espérance. Mais par ces démarches ne cherche-t-on pas imposer notre foi? Notre foi nous apporte tellement de joie que l'on a envie de la partager. Mais de quelle manière?

Prenez par exemple la démarche de Charles de Foucauld. Il est allé uniquement comme présence au milieu des musulmans. Une présence de prière, tout simplement. C'est vrai qu'actuellement on n'évangélise plus comme autrefois. Je crois qu'on évangélise aujourd’hui surtout par notre présence, par nos actes. Une de mes amies est médecin au Cameroun. Elle est chrétienne, et elle est responsable d'un hôpital. Et les musulmans lui demandent pourquoi elle fait ça pour eux. Ça les interroge. Et elle, elle fait ça comme une démarche personnelle de foi. Elle aurait pu vivre en Suisse, ouvrir un cabinet, avoir une belle villa et une belle famille. Mais elle a choisi un autre style de vie. Les chrétiens doivent montrer qu'il y a aussi une certaine gratuité.

Il faut aussi que l'Église continue d’annoncer haut et fort la bonne nouvelle de Jésus Christ. Actuellement, dans notre diocèse, on a un slogan: "Proposer la foi". On n'impose pas, mais on a quand même le droit de dire que l'on est chrétien. Si je choisis tel style de vie, si je suis prêtre, c'est parce que j'ai été appelé.

Chez nous, surtout dans les villes, on remarque que la majorité des chrétiens est issue de l'immigration (italienne, portugaise, espagnole, etc).

Dans les cantons de Vaud et de Genève, la moitié de la communauté catholique est étrangère. Ici à Genève, entre la communauté de langue italienne, espagnole, portugaise et anglaise, on arrive à la moitié de la communauté catholique de Genève. Et en plus il y a tous les autres pays... Par leur présence, ils nous évangélisent. Mais nous nous évangélisons mutuellement, je crois. Comme nous nous intégrons mutuellement: le fait de vivre ensemble différents nous rend tous différents.

Être dans le monde sans être du monde.

Ce qui est très important, c'est que les chrétiens (les catholiques en particulier) doivent vivre en chrétiens dans leur quotidien. Ils doivent discerner les choix en tant que chrétiens. Et c'est d'ailleurs pour cela que l'Église existe: c'est pour que les gens soient en communication et donc en communion avec Dieu et qu'ils vivent comme témoins du Christ. Être témoins, c'est vivre vraiment en chrétiens, faire des choix chrétiens. Il y a des choses que je fais, il y a des choses que je ne fais pas parce que je suis chrétien. Et ça peut coûter cher...

Dans l'engagement, il faut faire très attention, parce qu'en s'engageant on se salit les mains. Le monde n'est jamais chimiquement pur. Ça veut dire qu'on côtoie toujours le mal. Le discernement est extrêmement difficile et vous devez le faire tous les jours, à chaque instant de votre vie. Mais il faut être dans le monde. Je préfère qu'il y ait un chrétien qui travaille dans une banque, par exemple, et qui essaie de gérer l'argent d'une manière chrétienne, c'est-à-dire juste et honnête. Au moment où vous faites des bénéfices telles que vous lésez du monde, il faut quand même commencer à se poser des questions. Et ça, c'est le travail le plus difficile du chrétien: être dans le monde, mais en chrétien. Et discerner ce qui est juste. Et puis des fois, il se trompe, parce que c'est lui qui doit discerner: il est seul. Ce n'est pas une petite affaire.

  1. Mgr Pierre Farine: La carte blanche

Mon message, je le donne aux jeunes, mais aussi aux autres: il faut être absolument enraciné dans le Christ. C'est pour moi la condition fondamentale. Tout ce qui tourne autour de l'Église, tout ce qu'offre l'Église (la parole, les sacrements, les communautés, l'action de l'Église), tout cela n'a qu'un seul but: mettre les chrétiens dans ce Corps et de les enraciner dans le Christ, leur aider à découvrir que le Christ est une personne. L'Église n'est ni un club, ni une association: le coeur de l'Église, c'est le Christ. L'important est que chaque personne de notre Église soit vraiment éveillée sur ce chemin du Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C'est le message de Benoît XVI dans son livre "Jésus de Nazareth". C'est son message fondamental: l'Église est servante, elle est au service du peuple chrétien pour que ce peuple soit en lien avec le Christ, et de plus en plus en lien avec le Christ. Il y a des instruments: l'évangile, les sacrements (p.ex.: l'eucharistie qui est l'entretien de la vie du Christ en nous) et la vie de communauté. Et ceci nous permet d'être témoins, là où nous sommes, avec les événements qui nous arrivent, qu'ils soient heureux ou malheureux.

Il faut être enraciné pour être témoin. L'Église est missionnaire ou elle n'est pas. Elle ne peut pas se taire, mais elle ne doit rien imposer. Elle doit proposer la foi, et il y a des propositions qui sont bien faites, comme les stands qui se déploient à Paris, aux alentours de la fête de la Toussaint, ou les rencontres des jeunes de Taizé, les JMJ, etc. D'autres propositions classiques devront être revitalisées comme la période du carême, par exemple: c'est une proposition faite aux chrétiens de se préparer à Pâques.

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Interwiew réalisée dans le courant du mois de janvier 2008, au vicariat épiscopal de Genève.

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Bientôt, une autre interwiew: celle du Cardinal Henri Schwery, évêque émérite du diocèse de Sion.

16 avril 2008

Benoît XVI aux USA

Pour être au courant de ce qui va s'y passer: restons informés!

A suivre aussi sur e-deo.

07 mars 2008

Le Saint-Père a nommé:

-L'Abbé Stephan Turnovszky, Auxiliaire de l'Archevêque de Vienne (Autriche). L'Evêque élu, né en 1964 à Lucerne (Suisse) et ordonné prêtre en 1998, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Joseph de Baden (Autriche). Il succède à Mgr.Helmut Krätzl, dont la renonciation à l'office a été acceptée pour limite d'âge.

-M.Carlos Augusto de Oliveira Camargo (Brésil), Consulteur du Conseil pontifical Cor Unum.

-Mgr.Pascal Ide, Chef de bureau près la Congrégation pour l'éducation catholique.

NEA:RE:NA/.../...                                                                                  VIS 080306 (90)

27 février 2008

Cause de canonisation

CITE DU VATICAN, 26 FEV 2008 (VIS). Samedi 1 mars à 11 h le Saint-Père présidera un Consistoire ordinaire public pour la canonisation des bienheureux:

-Gaetano Errico, prêtre italien (1791-1860), fondateur des Missionnaires des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie.

-Maria Bernarda Bütler (au siècle Verena), religieuse suissesse (1848-1924), fondatrice des Franciscaines missionnaires de Marie Auxiliatrice.

-Alphonsine de l'Immaculée (au siècle Anne Muttathupandathu), Clarisse indienne (1910-1946).

-Narcisa de Jesús Martillo Morán, laïque équatorienne (1833-1869).

OCL/CONSISTOIRE:CANONISATIONS/...                             VIS 080226 (80)

26 février 2008

NON A TOUTE FORME D'EUTHANASIE

CITE DU VATICAN, 25 FEV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi le Congrès international consacré aux orientations éthiques et pratiques de l'assistance aux malades graves et incurables, organisé par l'Académie pontificale pour la vie en parallèle à son Assemblée plénière annuelle. Rappelant d'emblée que "si la mort clôt l'expérience terrestre, elle ouvre à chacun de nous au-delà du temps la vie éternelle... Pour les croyants, la rencontre du mourant avec la source de vie et d'amour, a une valeur universelle qui enrichit leur communion". C'est pourquoi "aucun croyant ne saurait mourir seul et abandonné".

  Rappelant le devoir des institutions de "respecter la vie et la dignité du malade grave et du moribond", Benoît XVI a dit que, même "si elle sait que la science ne rachète pas l'homme, la société, en particulier les milieux médicaux, a le devoir d'assister et de garantir le respect de la vie humaine, à chacun des stades de son développement terrestre, plus encore dans la maladie ou à son stade terminal".

  "En fait, -a-t-il poursuivi- il s'agit d'assurer à chaque personne qui en a besoin, le soutien nécessaire à travers des thérapies et des interventions médicales adéquates, individualisées et gérées selon les critères de la proportionnalité médicale, en tenant toujours compte du devoir moral de fournir (de la part du médecin) et d'accueillir (de la part du patient) ces moyens de préservation de la vie qui, dans cette situation, deviennent 'ordinaires'".

  Le Pape a souligné que "le recours aux thérapies à hauts risques ou qui doivent être prudemment nommées 'extraordinaires', sera considéré moralement licite mais facultatif. De plus, il faudra toujours assurer à chaque personne les soins nécessaires et dus, ainsi que le soutien aux familles les plus éprouvées par la maladie d'un des leurs surtout si elle est grave et longue".

  Alors que, pour une naissance, les parents ont des droits spécifiques pour s'absenter de leur travail, -a ajouté le Saint-Père- "les mêmes droits devraient être reconnus aux proches au moment de la maladie d'un parent en phase terminale". "Un plus grand respect de la vie humaine individuelle -a-t-il poursuivi- passe inévitablement à travers la solidarité concrète de tous et de chacun, et constitue un des défis les plus importants de notre époque".

  Benoît XVI a constaté ensuite qu'il était de plus en plus fréquent de rencontrer dans les grandes villes des personnes âgées et seules "même au moment de maladie grave et de mort prochaine". "Dans de telles situations -a-t-il dit- les pressions d'euthanasie sont plus intenses, surtout lorsqu'on évoque une vision utilitariste de la personne. A ce propos -a ajouté le Pape-, je profite de l'occasion pour rappeler, une fois encore, la condamnation éthique ferme et constante de toute forme d'euthanasie directe, selon l'enseignement pluriséculaire de l'Eglise".

  "L'effort conjoint de la société civile et de la communauté des croyants -a poursuivi le Saint-Père- doit être orienté pour que tous puissent vivre dignement et de façon responsable, mais aussi traverser le moment de l'épreuve et de la mort dans la meilleure condition de fraternité et de solidarité possible, même lorsque la mort survient dans une famille pauvre ou dans un lit d'hôpital".

  Benoît XVI a enfin déclaré que la société doit "assurer un soutien convenable aux familles qui veulent s'engager à garder à la maison, pour des périodes relativement longues, des malades touchés par des pathologies dégénératives (cancéreuses, neurodégénératives, etc) ou qui ont besoin d'une assistance particulièrement lourde... La collaboration entre l'Eglise et les institutions -a-t-il conclu- peut se révéler, dans ce domaine, particulièrement précieuse pour assurer l'aide nécessaire à la vie humaine au moment de sa fragilité".

AC/.../ACADEMIE PONTIFICALE VIE                                     VIS 080225 (610)

11 février 2008

Pédophilie

L'aubaine anti-cathos

La chasse au sorcières, ça suffit

27 janvier 2008

Interwiew de Mgr Bürcher

... faite quelque deux jours avant sa nommination comme évêque de Reykjavik, pour la rubrique "Evêque direct" du journal N'APP-News.

 

 Monseigneur Bürcher, vous êtes évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. Qu'est-ce qu'un évêque auxiliaire? Un évêque au rabais?

Les produits au rabais ne sont pas forcément de moindre qualité... Tu sais aussi que les évêques sont nommés par le Pape. Il n'a pas de temps à perdre pour nommer des évêques au rabais... Mais parlons sérieusement: selon la théologie catholique, chaque évêque reçoit par le Sacrement de l’Ordre la plénitude du sacerdoce.

A quoi sert un évêque auxiliaire?

Il sert à sanctifier, enseigner et guider le Peuple de Dieu, en aidant l’évêque, les prêtres, les diacres et les laïcs. Suivant les besoins pastoraux et la grandeur d’un diocèse, le Pape peut nommer un ou plusieurs évêques auxiliaires. Dans notre diocèse, nous sommes deux.

Vous êtes évêque titulaire de Maximiana en Byzacène. C'est où?

Byzacène est une région qui correspondait à l'actuelle Tunisie. Son nom viendrait des Byzantes qui l'auraient colonisée. Avec la christianisation de l’Afrique du Nord, elle est devenue, au quatrième siècle déjà, le cadre d'une intense activité épiscopale. Maximiana aujourd’hui détruite se situait au sud de Sousse.

A quoi bon?

Le nom "évêque" vient du grec « episkopos » qui signifie « celui qui veille sur ». Tout évêque est donc normalement à la tête d'un territoire appelé diocèse: c'est l'évêque diocésain; les autres évêques sont "évêques titulaires, eux aussi à la tête d'un diocèse historique disparu mais qui a donc, de facto, existé.

Y est-vous déjà allé?

Non.

Vous êtes responsable, au sein de la Conférence des évêques Suisses, du dialogue interreligieux. Pour nous les jeunes, comment vivre au quotidien avec les musulmans qui se font très (trop?) revendicateurs, voire même parfois irrespectueux?

Les rapports entre chrétiens et musulmans doivent être respectueux et donc authentiques. Les jeunes ont toutes les capacités d’engagement possible pour que le dialogue interreligieux soit imprégné d’un plus grand intérêt réciproque et d’une meilleure connaissance mutuelle. Tout ceci est aujourd’hui l’un des principaux défis de l’Eglise, comme le Pape Benoît XVI l’a rappelé à plusieurs occasions ces derniers mois.

On s'aime, pourquoi se marier?” est le thème du journal N°9. Il y a tellement de divorces... Et pourquoi pas un mariage, comme cela a été proposé dernièrement en Allemagne, d'une durée limitée (7 ans)?

Les Suisses quant à eux ne veulent pas de mariage à durée limitée. Et ils ont bien raison… Malgré les difficultés, la fidélité est à l’évidence un trait caractéristique d’une personne qui se respecte et qui aime en vérité.

La chasteté avant le mariage est difficile à vivre, et cela d'autant plus que notre société est hyper-érotisée (affiches provocantes pour vendre des... voitures, et j'en passe des bien pires): on s'aime, on a envie de tout donner, alors pourquoi attendre?

Tu sais que la chasteté doit se vivre également dans le mariage. Alors pourquoi ne pas s’y exercer tout de suite ? Par ailleurs, il faut savoir refuser de s’engouffrer dans la cascade qui dit : «  A force de tout voir, on en vient à tout supporter, à force de tout supporter, on en vient à tout approuver ».

Carte blanche: un message pour les jeunes...

« Marche en ma présence et sois intègre ! », c’est le message de Dieu à Abraham. N’aie donc pas peur ! Tu deviendras toi aussi toujours plus heureux !

Encore un grand MERCI d'avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions, alors même qu'en ce mois d'octobre 2007, votre agendas était plutôt chargé... Et tout de bon pour votre ministère en Islande!

 

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Interwiew réalisée dans le courant du mois d'octobre 2007, par mails interposés...

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Bientôt, une autre interwiew: celle de Mgr Farine, évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg.

26 janvier 2008

Le sécularisme matérialiste non moins dangereux que le marxisme

A écouter ici.

La pilule et le cancer

 Lu sur le Salon Beige:

Selon une étude à paraître demain dans l'hebdomadaire médical britannique, The Lancet, la pilule contraceptive aurait permis de prévenir 100000 morts de cancers des ovaires et 200000 cas dans le monde depuis son introduction il y a près d'un demi siècle. Pour parvenir à cette estimation, le professeur Valerie Beral (Oxford, Royaume-Uni) et ses collègues ont préalablement analysé 45 études épidémiologiques sur le cancer ovarien provenant de 21 pays (principalement d'Europe et des Etats-Unis) et incluant 23257 femmes atteintes de ce cancer ainsi que 87303 femmes non atteintes.

Voilà qui est étonnant, alors que le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant de l’OMS, a classé la pilule contraceptive parmi les produits cancérigènes du «groupe 1», ceux dont l’action est «certaine», que la pilule provoque l'ostéoporose, qu'elle provoque des anomalies écologiques (lire aussi ici) et qu'elle détruit la famille.

19 janvier 2008

Discours du Pape à l'université de la Sapienza

Quelques articles à lire ici ou .

 

Texte intégral (et prodigieux!) ici! Et en français...

16 janvier 2008

Afrique du Sud: la lutte contre le SIDA capote... Mgr Slattery réagit!

A lire ici!

15 janvier 2008

Messe célébrée par Benoît XVI

Alire encore ceci, de M. Vincent Pellegrini.

14 janvier 2008

Encore au sujet de cette messe...

A lire cet excellent article de M. Patrice de Plunkett.

A propos de cette messe...

CITE DU VATICAN, 13 JAN 2008 (VIS). En la fête du baptême du Seigneur, le Pape a célébré la messe dans la Chapelle Sixtine au cours de laquelle il a baptisé treize nouveaux-nés du personnel du Vatican.

 Dans son homélie, le Saint-Père a rappelé que "par le baptême, le nouvel être humain reçoit une vie nouvelle, la vie de la grâce, qui le rend capable d'entrer en relation personnelle avec le Créateur, et cela pour toujours, pour toute l'éternité. Malheureusement -a t'il poursuivi- l'homme est capable d'éteindre cette nouvelle vie par son péché, en la réduisant à une situation que l'Ecriture sainte appelle "mort seconde"".

 Benoît XVI a ensuite déclaré que "alors que pour les autres créatures, qui ne sont pas appelées à l'éternité, la mort signifie seulement la fin de l'existence sur la terre, le péché crée en nous un tourbillon qui risque de nous engloutir pour toujours si le Père des Cieux ne nous tend pas sa main".

 "Le mystère du baptême -a expliqué le Pape- est que Dieu a voulu nous sauver en allant lui-même au fond de l'abysse de la mort, pour que chaque homme, même celui qui est tombé si bas qu'il ne voit plus le ciel, puisse trouver la main de Dieu à laquelle s'agripper et resurgir des ténèbres, et revoir la lumière pour laquelle il a été fait".

 "Nous sentons tous, nous percevons tous intérieurement, que notre existence est un désir de vie, qui invoque une plénitude, un salut. Cette plénitude de vie nous a été donnée par le baptême", a ajouté le Saint-Père.

 Benoît XVI a ensuite rappelé que "le but de l'existence du Christ a été de donner à l'humanité la vie de Dieu, son Esprit d'amour, pour que chaque homme puisse se désaltérer à cette source inépuisable de salut... C'est pourquoi les parents chrétiens portent dès que possible leur enfant sur les fonds baptismaux, en sachant que la vie qu'ils leur ont transmis, invoque une plénitude, un salut que seul Dieu peut donner. De cette façon, les parents deviennent des collaborateurs de Dieu en transmettant à leurs enfants non seulement la vie physique mais aussi la vie spirituelle."

 En s'adressant aux parents des nouveaux-nés, Benoît XVI a alors affirmé que "pour grandir sains et forts, ces enfants ont besoin de soins matériels et de beaucoup d'attention. Mais ce dont ils auront le plus besoin, ce qui leur sera indispensable,  est de connaître, d'aimer et de servir fidèlement Dieu, pour avoir la vie éternelle. Chers parents -a ajouté le pape- soyez pour eux les premiers témoins d'une foi authentique en Dieu!".

 Selon une note de l'Office des cérémonies liturgiques du Souverain Pontife, cette année, l'autel mobile qui servait habituellement en cette circonstance dans la Chapelle Sixtine, n'a pas été installé. La messe a été dite sur l'ancien autel pour ne pas altérer l'harmonie de ce joyau architectural. On a ainsi garanti l'aspect rituel tout en utilisant une des formules des normes liturgiques. Pour cette raison, à certains moments de l'eucharistie, le Pape se trouvait dos au peuple et regardant la Croix, tout en suivant le Missel ordinaire".

HML/BAPTEME/CHAPELLE SIXTINE                                                                 VIS080114 (520)

13 janvier 2008

Benoît XVI célèbre une messe...

... et on va en faire tout un foin! A lire dans vos médias demain, peut-être...

22 décembre 2007

H2Onews: à mettre dans vos favoris...

Qu'est-ce que H2Onews?

H2Onews. La source de vos nouvelles

H2Onews est un service d’information catholique. H2Onews réalise et distribue chaque jour, en 8 langues, des nouvelles en format audio/vidéo/texte sur la vie de l’Eglise et sur des événements sociaux et culturels concernant directement la vie des catholiques dans le monde.

H2Onews offre ce service, totalement gratuit, aux télévisions catholiques, sites web catholiques et radios catholiques afin que les paroles du Pape et les nouvelles de l’Eglise soient accessibles à tous ceux qui le désirent y compris les moins favorisés.

H2Onews est une plateforme numérique qui permet à tous de partager leurs capacités; l’objectif essentiel de H2Onews étant de donner à toutes les réalités catholiques du monde la possibilité de faire entendre leur voix.

H2Onews est au service de la communication catholique dans le monde et veut créer un « réseau dans le réseau ».

Genèse du projet.

H2Onews répond à l’invitation du Pape qui veut que les moyens de communication soient au service de l’évangélisation, de la paix et du développement des peuples (cf. Journée mondiale des communications sociales, 8 mai 2005, et autres documents).

Le projet H2Onews a vu le jour lors du premier congrès mondial des télévisions catholiques, organisé à Madrid en octobre 2006 par le Conseil pontifical pour les communications sociales.

L’objectif de H2Onews est de participer au développement de la communication catholique dans le monde, par de nouveaux moyens multimédias. Ce défi a été relevé par une équipe de professionnels de la télévision et de l’information qui ont créé, dans un esprit d’Eglise, H2Onews. Cette équipe profite par ailleurs de l’expérience professionnelle des religieuses du Hogar de la Madre, particulièrement sensibles à la communication audiovisuelle.

Pourquoi ce nom?

H2Onews est la formule chimique de l’eau, élément essentiel à la vie. Ce service d’information se veut de l’eau pour chaque usager : une information rénovatrice qui jaillit de la source pure de l’Evangile. Dans la tradition chrétienne l’eau et symbole de vie, de purification, de salut et de vitalité renouvelée.

H2Onews naît à Rome, centre de la catholicité.

Autres réalités catholiques participant à H2Onews ?

Les producteurs d’informations catholiques ont une part essentielle dans H2Onews. Ils sont non seulement des usagers du service mais en deviennent aussi des auteurs, partageant les services d’information, les reportages, les interviews, les vidéos de musique.

Parmi ces producteurs le Centre de Télévision du Vatican et Radio Vatican, ainsi que des télévisions comme Salt & Light Tv, Popular television, KTO, EWTN, Cançao, Nova.

Ligne éditoriale de H2Onews

H2Onews adopte comme unique critère la vision catholique de la réalité et l’orientation des représentants autorisés de l’Eglise.

H2Onews est le premier service d’information catholique à l’échelle mondiale offert gratuitement en 8 langues.

Pourquoi Internet?

H2Onews part de l’idée d’une communication qui crée la communion. Et aujourd’hui Internet est le réseau de distribution le plus répandu aussi bien pour les télévisions que pour chaque usager.

Facilement accessible, Internet offre à tous la possibilité de partager leur expérience, leur professionnalité et leurs talents.

Ce site est distribué et produit par H2Onews Italie srl

04 décembre 2007

Décès de Mgr Salina

Le site de l'Abbaye de Saint-Maurice

 

Une petite note sur le site du Nouvelliste.

01 décembre 2007

NOUVELLE ENCYCLIQUE: SPE SALVI

CITE DU VATICAN, 30 NOV 2007 (VIS). Aujourd'hui est publiée la seconde Encyclique de Benoît XVI, Spe Salvi, qui comprend une introduction suivie de huit chapitres, et qui s'ouvre passage de l'Epître aux romains où Paul dit que nous avons été sauvés dans l'espérance.

 

  Les chapitres s'intitulent: La foi et l'espérance, Le concept d'espérance fondé sur la foi dans le Nouveau Testament et dans l'Eglise primitive, La vie éternelle, qu'est-ce que c'est?, L'espérance chrétienne est-elle individualiste?, La transformation de la foi-espérance à l'époque moderne, La vraie physionomie de l'espérance chrétienne, Lieux d'apprentissage et d'exercice de l'espérance, La prière, école de l'espérance, Agir et souffrir, apprentissage et exercice de l'espérance, Le jugement comme apprentissage et exercice de l'espérance, Marie, étoile de l'espérance.

 

  La rédemption, le salut selon la foi chrétienne, explique le Pape dans son introduction, n'est pas une simple donnée. La rédemption nous est offerte car nous avons reçu l'espérance solide, grâce à laquelle nous pouvons faire face à notre présent qui, même s'il est difficile, peut être accepté et vécu parce qu'il nous vers un but assuré. Ce but est si grand qu'il mérite la fatigue du parcours.

 

  Parmi tout ce qui distingue les chrétiens, il y a le fait qu'ils ont une perspective. Ils savent que la vie ne finira pas dans le vide. L'Evangile n'est pas qu'une communication de connaissances mais la communication qui produit des faits changeant la vie. La porte obscure du temps et de l'avenir est ouverte toute grande et qui possède l'espérance vit diversement car une vie nouvelle lui a été assurée".

 

  L'espérance véritable, c'est parvenir à connaître Dieu, le Dieu véritable, ce que les premiers chrétiens tels les Ephésiens comprenaient parfaitement. Avant de rencontrer le Christ ils avaient de nombreux dieux mais vivaient sans espérance et sans la présence de Dieu. Pour les premiers chrétiens l'Evangile constituait une rencontre réelle avec Dieu, selon un schéma qui n'est pratiquement plus perceptible de nos jours.

 

  Puis le Pape souligne que le message de Jésus n'a rien de socio-révolutionnaire comme pouvait l'être la révolte de Spartacus. Et il ne combattit pas pour une libération politique comme le fit Barrabas ou Bar Kobeká. Ce que Jésus a apporté est totalement différent, c'est une rencontre avec Dieu vivant, avec une espérance plus forte que les épreuves ou l'esclavage, qui transforme du dedans la vie et le monde, même si les structures demeurent apparemment identiques.

 

  Le Christ nous a véritablement libérés, affirme-t-il encore. Quoique esclaves de ce monde, des lois du hasard et de la matière, nous sommes libres parce que le Ciel n'est pas vide, parce que le Seigneur de l'univers est Dieu, parce qu'il s'est révélé comme Amour en Jésus-Christ.

 

  Le Christ est le philosophe parfait qui nous enseigne la réalité de l'homme et ce qu'il faut faire pour l'être vraiment. Il nous montre la voie de la vie par delà la mort, démontrant ainsi qu'il est le Maître de la vie. Lui nous offre l'espérance qui est attente et présence à la fois. L'existence de l'avenir change déjà le présent.

 

  Benoît XVI observe alors que nombre de personnes rejettent aujourd'hui la foi simplement parce que cette perspective ne leur semble pas souhaitable. La crise de la foi est avant tout celle de l'espérance chrétienne. Elles n'attendent plus le rétablissement du Paradis Perdu de la foi mais du progrès qui, à leur avis, permettra l'établissement du règne de l'homme. Leur espérance est une foi dans le progrès fondée sur la raison et la liberté, qui semble garantir par leur seule valeur intrinsèque une nouvelle société parfaite.

 

  Pour le Saint-Père, on trouve deux grandes étapes dans la concrétisation politique de cet espérance, la Révolution française et la Révolution marxiste. Face aux effets de la première, l'Europe des Lumières a du  penser une nouvelle raison et une nouvelle liberté. Quant à la seconde, la  prolétaire, elle a n'a laissé derrière elle que désastres. L'erreur majeure du marxisme est d'avoir oublié l'homme et sa liberté, croyant que la refonte du système économique aurait tout résolu. La véritable erreur marxiste est son matérialisme. Puis le Pape conclut à l'évidence que l'homme a besoin de Dieu, car sinon il se prive d'espérance. Sa rédemption ne peut simplement découler d'une structure extérieure".

 

  Benoît XVI indique ensuite les quatre espaces pour apprendre et pratiquer l'espérance, le premier étant la prière: Lorsque plus personne ne m'écoute, Dieu m'écoute, si plus personne n'est en mesure de m'aider, lui le peut encore. Et le Pape d'évoquer l'expérience du Cardinal Vietnamien Van Thuan qui fut incarcéré 13 ans dont 9 d'isolement: Dans une situation d'apparente désespérance absolue, à l'écoute de Dieu, et en lui parlant, il forgea son espérance.

 

  La souffrance permet également d'approcher l'espérance. Il faut bien sûr faire tout ce qui est possible pour la diminuer mais ce n'est pas fuir la souffrance qui guérit l'homme, mais sa capacité à accepter l'épreuve. En l'élevant on trouve son sens comme union au Christ qui souffrit pour un amour infini. Il est donc fondamental de savoir aussi souffrir pour autrui car une société qui n'accepte pas ceux qui souffrent n'est que cruelle et inhumaine.

 

  Le Jugement de Dieu est une autre espace d'apprentissage. La foi dans le Jugement final est avant tout espérance: il y a la résurrection, il y a la justice, l'abolition de la souffrance passée, le rachat qui rétablit le droit. Ici le Pape se dit convaincu que la question de la justice est essentielle, qu'elle est l'argument le plus fort en faveur de la foi en la vie éternelle. Il n'est effectivement pas possible que l'injustice de l'histoire ait le dernier mot. La grâce n'exclut pas la justice et les mauvais ne siègeront pas avec leurs victimes, comme s'il ne s'était rien passé.

ENC/SPE SALVI/...                                                                     VIS 071130 (960)

27 novembre 2007

Hymne romand de la JMJ 2008

2cc71e309e3901105943fdf118c9932b.gifL'hymne romand de la JMJ 2008 a été choisi! Je relèverai l'excellent choix du jury d'experts...!?! A découvrir sans attendre plus longtemps ici.

15 novembre 2007

Un petit pas vers l'Unité, un grand pas pour l'Humanité...

CITE DU VATICAN, 15 NOV 2007 (VIS). Aujourd'hui a été publié le Document final de l'Assemblée plénière de la Commission internationale pour le dialogue théologique catholiques orthodoxes (Ravenne, Italie, 8-14 octobre), qui avait été présidée par le Métropolite Ioannis de Pergame (Patriarcat oecuménique) et le Cardinal Kasper, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens: "Conséquences ecclésiologiques et canoniques de la nature sacramentale de l'Eglise. Communion ecclésiale, conciliarité et autorité".



Hier à Radio Vatican, le Cardinal a commenté ce texte de 45 pages qui traite "de la tension existant entre autorité et conciliarité, ou synodalité aux niveaux diocésain, régional et universel. Pour la première fois les Eglises orthodoxes reconnaissent cela au niveau universel de l'Eglise et qu'à ce niveau il y a conciliarité, synodalité et autorité. Ce qui signifie qu'il existe un primat qui, selon la tradition de l'Eglise ancienne, est celui de l'Evêque de Rome, le premier des évêques".



"Ceci dit, nous n'avons pas traité des privilèges de l'Evêque de Rome mais seulement fixé la procédure à venir. Ce document est donc un modeste premier pas porteur d'espérance, dont on ne doit pas exagérer la portée". Puis le Cardinal Walter Kasper a dit qu'il est prévu d'aborder avec les orthodoxes la question du rôle de l'Evêque de Rome dans l'Eglise universelle du premier millénaire, avant de passer à la problématique du second millénaire, à la lumière des Conciles Vatican I et II. "Ce sera une démarche délicate, un cheminement très long et difficile".



Puis il est revenu sur le départ des délégués du Patriarcat de Moscou en soulignant qu'il s'agissait d'un problème inter orthodoxe à propos de la reconnaissance par Constantinople de l'autonomie de l'Eglise d'Estonie. "Nous ne devons pas interférer mais si cela nous attriste et nous préoccupe. Il est en effet important que l'Eglise orthodoxe russe prenne part à la suite du dialogue. Nous ne pouvons que demander aux deux parties de trouver entre-elles un accord... Nous sommes disponibles si on nous le demandait à faciliter la solution au niveau bilatéral Moscou Constantinople comme au niveau pan orthodoxe, mais il est il indispensable que l'Eglise russe participe aux futurs travaux. C'est une Eglise très importante et nous oeuvrerons à la solution" de ce différent.

CON-UC/DOCUMENT RAVENNE/KASPER VIS 071115 (380)

31 octobre 2007

Mgr Bürcher, Evêque de Reykjavik

Le Saint-Père a nommé Mgr Pierre Bürcher, Evêque de Reykjavik (superficie: 103.000, population: 299.407, catholiques: 6.451, prêtres: 15, religieux: 48), en Islande. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Lausanne-Genève-Fribourg (Suisse), il succède à Joannes Baptist Matthijs Gijsen dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

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